2021-04-22

Eco-construction à la Communauté Emmaüs-Lescar-Pau

















Depuis juillet 2008, après quelques mois de réfléxion, l'atelier éco-construction a vu le jour. Géré par un responsable, il est ouvert à tous, même aux bénévoles venus de l'extérieur apprendre à bâtir dans le plus grand respect des matérieux locaux et de l'économie d'énergie.































Trois directions ont été données à la réhabilitation du village :
- Rénover les habitats existants comme les chalets de bois ou les différents bâtiments de la Communauté Emmaüs Lescar-Pau
- Proposer, créer et élever de nouveaux habitats pour remplacer les mobile homes sur un programme pluri-annuel
- Isoler progressivement les mobile homes qui ne seront pas remplacés dans l'imédiat.
En parallèle, en partenariat avec des artisans, des prototypes d'habitats qui pourront être modélisés sont étudiés.
Au final, la Communauté Emmaüs Lescar-Pau souhaite faire des économies d'énergie non négligeable. De même, elle désire augmenter les différents niveaux de confort des compagnons...





2021-03-22

Un habitat "d'avant-garde" à Bordeaux
















C'est une opération unique de 121 logements, un tiers en accession, deux tiers en location, sur un terrain de 1,5 hectare, dans le quartier "Le Grand Parc", le long de l'avenue Emile Counord, à Bordeaux. Un week-end dans cette ville en transformation constante m'a permis de découvrir cette réalisation promue par l'organisme "DomoFrance, pleine d'audaces et d'attraits, .
Ce grand vaisseau gris est d'une esthétique moderne où la tôle, le métal, le béton, le bois et le polycarbonate font référence à une architecture industrielle qui n'est pas sans me déplaire.
A l'intérieur, sept îlots d'habitations individuelles, des espaces bien découpés, des jardins partagés, de la transparence avec profusion de vitrages et de vitrines, enfin des "cabanes" ou maisonnettes en bois garnies de stores jaune vif qui coiffent le tout et donnent l'impression de tutoyer le ciel...Les terrasses sont spacieuses et la vue large et aérée, parfois plongeante sur la terrasse du voisin, mais des plantations permettent d'y remédier.







Premières vues de l'extérieur, une longue façade grise qui constitue une sorte de peau de protection des logements et, au milieu du montage, une photo de l'entrée.





















Les photos suivantes prises de l'intérieur des îlots témoignent de la grande qualité des traitements des espaces, des proximités réussies et des surprises visuelles provoquées...































Un jeune homme emprunte un passage en tôle galvanisée pour rentrer dans une de ces maisons, une petite poubelle à la main, je lui demande si'il est content de son logement, il m'invite, en guise de réponse à le visiter...
Au rez-de-chaussée, une petite entrée donne accès sur la gauche à un escalier et de l'autre côté introduit à la buanderie, la salle de bain et deux chambres. Au premier étage, un grand salon ouvert garni de grandes baies vitrées sur trois côtés avec, derrière, une chambre percée d'une belle fenêtre. L'escalier mène au dernier étage où l'on trouve une grande cuisine ouverte sur une terrasse de même taille (20 m² environ) équipée d'un salon de jardin aux couleurs de bonbons acidulés !
Les architectes ont donc opté pour un ordre inverse de la maison traditionnelle où l'on donne à voir d'abord les parties nobles de la maison...
Il est temps que je vous présente les sept équipes d'architectes associés(c'est une des innovations du projet) dans l'opération Diversités et qui ont, dans une première phase, travaillé avec les acteurs du projet et les habitants. Il s'agit de : Hondelatte-Laporte, Pradel, Champiot, Poggi-Dugravier, N.Franck, Bühler et Hernandez.
Selon les informations que j'ai trouvées dans un article récent du journal Sud-Ouest (16 juin), les Diversités ont été imaginées comme une opération-pilote en France dans le cadre du programme national "Maison individuelle, architecture, urbanité".
L'agence de l'architecte Bernard Bühler, cité ci-dessus, a réalisé, en 2010, un immeuble situé en face des Diversités, dénommé "Arc-en ciel, cette réalisation a reçu le prix d'architecture Agora de la ville de Bordeaux.
Voici un montage de photos de l'immeuble "Arc en ciel" que j'ai prises le même jour que celles des Diversités.

2021-03-21

Shigeru Ban et le tube en carton

Voici une nouvelle occasion de découvrir SHIGERU BAN et son Paper Tube Structure :

Le studio installé sur la terrasse au 6ème étage du Centre Pompidou à Paris.

De l’automne 2004 à l’été 2009, le studio temporaire de "Shigeru Ban Architects Europe" était installé au Centre Pompidou, sur la terrasse du 6e étage. Cette structure avait pour objet d’accueillir l’équipe du projet du Centre Pompidou-Metz pendant la durée des études.
Elle a été réalisée à partir du système innovant en tube de carton (*) (Paper Tube Structure) que Shigeru Ban a déjà utilisé pour la construction du Pavillon japonais de l’Exposition universelle de Hanovre par exemple (2000). D’une longueur de 34,50 mètres et d’une largeur de 4,40 mètres au sol, cet espace allongé était couvert d’une voûte.










Cette voûte était elle-même recouverte d’une membrane étanche en PTFE (Poly-Tetra-Fluoro Ethylene) – matière qui recouvrira la charpente du Centre Pompidou-Metz. Elle reposait sur un système de nervures cylindriques constituées de 29 arches espacées selon la trame du bâtiment.

Cette structure temporaire comportait différentes zones fonctionnelles : un hall de réception, une salle de réunion, une zone de travail, un espace-détente et un espace-atelier. La construction a eu lieu sous forme d’un atelier constitué d’étudiants internationaux durant l’été 2004.

Le centre Pompidou-Metz est un centre d'art situé à Metz, entre le parc de la Seille et la gare. Il est intégré dans l'opération de réaménagement du quartier de l'Amphithéâtre, à côté du parc de la Seille et du Palais omnisport Les Arènes.




SHIGERU BAN ET JEAN DE GASTINES sont les architectes du Centre Pompidou de Metz.

L’édifice se présente comme une vaste structure de plan hexagonal, traversée par trois galeries. Il se développe autour d’une flèche centrale qui culmine à 77 mètres, clin d’oeil à la date de création du Centre Pompidou : 1977... L’ensemble évoque un vaste chapiteau, entouré d’un parvis et d’un jardin.


La spécificité de l’architecture du Centre Pompidou-Metz tient, selon les commentateurs, aux volumes remarquables de sa grande nef, à la diversité des lieux d’exposition, qui alternent entre grands plateaux libres et espaces plus intimistes. Quant à moi, j'ai envie de toucher du regard, sans tarder, l'enveloppe blanche qui recouvre avec douceur ce nouvel (sans jeu de mot!) élément théâtral...

(*)Origine de la découverte du tube en carton par Shigeru Ban :« Pour mon premier travail, l'installation de l'Exposition Emilio Ambasz, j'ai conçu des cloisons sous la forme d'écrans de tissu. Ce tissu était livré en rouleaux sur des mandrins cylindriques en carton (tubes en carton). J'ai rapporté beaucoup de ces tubes à mon agence. Plus tard, alors que je travaillais à l'installation de l'exposition Alvar Aalto, il m'est venu à l'idée d'utiliser ces tubes brun clair qui étaient restés là. J'ai visité une usine de fabrication de mandrins en carton, j'ai découvert que ces produits à base de papier recyclé étaient bon marché et qu'ils pouvaient être fabriqués dans presque toutes les longueurs, tous les diamètres et toutes les épaisseurs. Je me suis demandé s'ils pouvaient servir de matériau structurel en architecture... »
Shigeru Ban, 1999)


En contrepoint, à voir et à lire les photos et les critiques d'un blogger passionné d'architecture et faisant, me semble-til, partie du sérail.
Voici l'adresse de son blog et de son billet (d'humeur !):
http://pergame-shelter.blogspot.com/search/label/De%20l%27architecture

Claude PARENT

Article en cours
La Cité de l’architecture & du patrimoine lui consacre jusqu’au 2 mai 2010 la première présentation intégrale de son oeuvre, tant construite que graphique.
Nous sommes le 2 mai et je ne suis pas allée voir l'exposition...C'est avec un je ne sais quoi de vague à l'âme que je suis retournée sur le site de la Cité de l'Architecture et du Patrimoine où je trouve une fiche sèche sur son parcours :
"Claude Parent, architecte français né en 1923, Claude PARENT s’affirme comme le pionnier et le défenseur de l’architecture oblique. « Héros de la modernité », il obtient en 1979 le grand prix national de l’architecture. Professeur à l’école spéciale d’architecture (Paris) puis président de l’Académie d’Architecture, Claude Parent expérimente en permanence. Il réalise la maison de l’Iran à la Cité Universitaire de Paris, l’église Sainte-Bernadette du Banlay à Nevers et des maisons cultes telles la villa Drusch (Versailles) et la villa André Bloc (Cap d’Antibes). Membre de l’Académie des Beaux-Arts depuis 2005, Claude Parent s’est également illustré dans l’architecture des centres commerciaux et des centrales nucléaires (EDF). Architecte de l’oblique, il est aujourd’hui reconnu autant pour ses réalisations que pour ses réflexions graphiques et plastiques (plans, maquettes).

Pour me consoler, sur France Inter, ce dimanche, Stéphane Paoli avait invité Claude Parent en personne ! Le journaliste dit son étonnement du fait que, reconnu aujourd’hui par les jeunes générations, Claude Parent fut longtemps oublié, marginalisé dans une utopie qui fascine encore hors de nos frontières, en Amérique comme en Asie. Claude Parent parle d'architectes, Rem Koolhaas, Snohetta ou Zaha Hadid…dont le travail semble être influencé par ses idées dit-il avec simplicité.
Le nom de Jean Nouvel, qu'il a eu comme éléve, est prononcé ! regret, opportunité manquée mais pas d'accusation directe, quelle modestie...C'est pourtant Jean Nouvel qui a organisé l'exposition de la Cité de l'architecture et du patrimoine...
Il parle d'invention de matériaux nouveaux plus faciles à manier et de l'ordinateur qui simplifie les calculs. Il explique qu'il a commencé des études d'architecture dans trois écoles mais qu'il en est sorti à chaque fois pour la même raison : on ne répondait jamais à la question qu'il posait aux professeurs : pourquoi ? Une façon de remettre en cause la doxa, les certitudes sur lesquelles étaient assis ses professeurs...!



















Claude Parent a revisité la notion d'espace, à partir de la Fonction Oblique. Avec Paul Virillo, il pensait que l'oblique pouvait changer les pratiques, les attitudes des habitants...on peut peut-être y voir un phantasme de disparition de la ville telle qu'elle était...il a aussi dénoncé la propriété du sol : "Malgré mes tendances, quand je pense à l'architecture et que j'écris sur l'architecture, je me dis toujours que la propriété du sol est une abomination. Tant qu'on aura pas trouvé le moyen de se libérer de ça, les architectes se tueront et ne trouveront pas la solution à la ville."
C'est dans cet objectif de changer les pratiques qu'avec l'écrivain et sculpteur André Barey, Claude Parent réfléchit sur la meilleure manière de provoquer la rencon­tre avec le public des Maisons de la culture, leur «objectif étant bien « de donner à ce public de nouvelles réfé­rences, donc de développer un esprit critique ». Ils imaginent alors un programme global qui se caractérise par une multiplicité d’activités. Sur une période d’un à trois mois, selon les disponibilités des Maisons de la culture, ils proposent, autour d’une exposition de ses projets, des débats publics, des conférences, des projections de films et de diaposi­tives, des démonstrations de gymnastique sur pans inclinés, la constitution de groupes de réflexion sur l’architecture et l’urba­nisme, et la création d’un espace expérimental oblique à prati­quer.
Pour Claude Parent, les plasticiens participent à la compréhension de l’espace expérimental qui se veut « décodeur d’humains, un coup d’éponge pour cervel­les encombrées […] un nettoyage pour les yeux-mensonges, une nouvelle rencontre avec le sol qui vous porte.Loin de n’être que promotion­nelles, les actions culturelles menées par Claude Parent sont avant tout des relais grâce auxquels il peut envisager, à grande échelle, les enjeux d’une ville à l’oblique qu’il espère toujours construire.
Constitué de deux rampes inclinées, l’Instabilisateur pendulaire n° 1 ou IP1 devait s’élever à 10 m du sol sur le campus de l’université de Nanterre. Claude Parent et Paul Virilio avaient prévu d’y vivre un mois durant sous la surveillance de médecins, de sociologues et de psychologues. Les événements de mai 1968, période à laquelle l’expérience aurait dû avoir lieu, ne permettront pas aux deux « cobayes volontaires » de poursuivre l’aventure.
Voici comment Claude Parent vit l'oblique : « Penché, le corps intervient par une sensibilisation plus intense à la notion de gravité. Le poids de l'homme est exprimé sur une pente même en station immobile, car il faut mécaniquement réaliser un effort musculaire pour conserver son équilibre. Ni la station immobile, ni le mouvement ne sont neutres dans le cadre de la structure oblique, alors qu'ils le sont sur terrain horizontal. »...

Je voudrais maintenant, à l'occasion de cette page, vous faire découvrir le blog remarquable de David Liaudet : http://archipostcard.blogspot.com/
L'originalité des articles dont 63 écrits sur Claude Parent, est qu'ils sont conçus à partir d'anciennes ou récentes cartes postales qu'ils recherchent ou qu'on lui adresse...
Je me permets de citer quelques paragraphes consacrées à l'hôtel de Ville de Lillebonne en Seine Maritime (de Claude Parent) écrits avec les mots nécessaires à la compréhension d'une architecture aussi innovante :
..."Les vues aériennes permettent de lire les volumes, de comprendre un peu mieux comment les formes obtuses se rencontrent, jouant de basculements et de failles et donnant aux vues depuis le sol d'étonnantes accélérations de perspective soulevant ou écrasant à l'envi sol, murs et parvis...Ici nous sommes dans des failles habitées, et le bureau d'accueil s'offre soudain comme une place intérieure dégagée dans les éclats de l'ensemble. Car le vocabulaire ici est bien celui de la brisure, de la rupture d'une forme et de ses incisions. Rencontre de pointes.















L'ensemble, dans un caractère bien moins brutaliste, offre encore pourtant par sa géométrie un travail formel rude et dans certains matériaux et couleurs presque High-Tech. Mais le plus remarquable reste tout de même cet expressionnisme lié surtout aux orientations toujours contre-carrées des murs et des fuyantes déformant les fuites optiques. Il faut aussi dire que le bâtiment se sort très bien du dénivelé du terrain offrant dans la salle des mariages une ouverture sur la ville comme un balcon public".
Merci à David Liaudet pour ces explications.

Fernand Pouillon

Le 8 janvier 2010, le cinéma d'art et d'essai de Pau, a programmé un film sur cet architecte mondialement connu, qui a marqué son époque malgré un parcours plein de revers. Ce film a été réalisé par Christian Meunier, il s'intitule tout simplement "Fernand Pouillon, le roman d'un architecte". Je ne pouvais pas laisser passer l'occasion qui m'est ainsi donnée d'en parler sur ce blog.
Je commencerai par vous parler d'une actualité encore récente, le soutien de Claude Parent et de centaines d'autres architectes, pour la sauvegarde de la station sanitaire de Marseille qui est menacée de destruction :














Claude PARENT : "La vie tumultueuse de Fernand Pouillon a fait de cet architecte exceptionnel un personnage de roman qui oblitère beaucoup trop et injustement son talent. Dans tous les domaines il a mené des combats violents pour l’architecture, afin d’en modifier les codes de l’époque et souvent aussi son manque d’imagination. Quand on visite mentalement ses constructions on découvre toujours un positionnement qui lui est propre, traitant chaque problème d’une façon particulière. Ainsi ce sont surtout les TRACES de Fernand Pouillon qu’il faut analyser, traces très visibles et significatives, que l’on relève tout au long de ses incur-
sions en Algérie, en France, en Iran, etc… Ce jeu de pistes révèle mieux qu’un livre la façon personnelle de l’artiste d’envisager l’architecture. En effacer une ou plusieurs serait malvenu, car cette action introduirait la confusion dans son travail. Alors pourquoi commencer cette destruction par la pierre sauvage de Marseille, peut-être la première et la plus modeste. Ne rompons pas ce cheminement qui a du sens, malgré des hauts et des bas chez cet architecte hors mesure". Paris, le 4 avril 2009.

En 1968, il publie, aux Editions du Seuil, Mémoires d'un architecte. Dans les années 60 Fernand Pouillon connaît en effet de sombres jours suite à une affaire de participation financière dans une société de promotion immobilière. Il effectuera un séjour en prison, il est ruiné et radié de l'ordre des architectes. Ce livre qu'il écrit lui donne l’occasion d’exprimer sa version des faits sur les évènements passés. Mais, je ne m'attache pas aux péripéties de sa vie foisonnante de rebondissements, d'énergie et de travail.
Ce que j'aime chez cet architecte, c'est qu'il sait parler du bien-être des habitants et son exigence de qualité des matériaux, son travail sur la verticalité et, côté personnalité, son non-conformisme, et son énergie. La seule construction que je connaisse est la résidence Jules Ferry à Montrouge, située à quelques centaines de mètres de la résidence du Stade Buffalo qui a été réalisée en même temps...
















C'est un ensemble de 466 logements qui sont distribués autour de cinq espaces très différents, ce qui réduit la densité visuelle. Le travail sur les proportions en plan et en hauteur aboutit à une perception de la hauteur, bien différente de la hauteur réelle.
Jacques Lucan dans son ouvrage " Fernand Pouillon architecte " aux éditions Pavillon de l'Arsenal et Picard, 2003, parle d'une construction très complexe : "Les bandeaux filants à chaque hauteur d'étage, récurrents dans l'œuvre de Fernand Pouillon, créent des lignes fuyantes qui agrandissent l'espace. Ce principe est porté à son comble avec la mise en œuvre sur les immeubles R+7 d'un balcon filant au 5ème étage qui se raccorde visuellement à la corniche en débord des immeubles R+4. La véritable hauteur du bâti est ainsi masquée, et la lecture rapide et inconsciente de la hauteur d'immeubles n'est pas la réalité". Cet ensemble est bien entretenu, mais je n'ai pu l'admirer que de l'extérieur.

J'aimerais rencontrer, comme on rencontre une personne, le Conservatoire Jacques Ibert, construit à Marseille en 1987(Fernand Pouillon est rentré en France en 1984).
La pierre, le travail sur l'horizontalité et la verticalité, les cassures, les angles, tout me plait dans cette construction, excepté le traitement de l'entrée...
















Cette page est en construction, sans jeu de mots, et elle restera indigente tant que je n'aurai pas vu, en Algérie, quelques-uns des bâtiments parmi plusieurs centaines réalisées, des hôtels, des complexes touristiques, des préfectures, des bureaux de postes, des cités universitaires...toute une aventure !.

Chaise Eames

La chaise d'abord moulée en contre-plaqué de Charles, conçue en collaboration avec Eero Saarinen pour le musée de la conception organique d'art moderne, était un succès instantané. La LCW (chaise en bois de salon), avec ses formes arrondies, est un exemple de déclinaison à partir du modèle angulaire Bauhaus. Pendant la guerre ils ont été commissionnés par la marine pour produire les attelles moulées de contre-plaqué (une réussite phénoménale), les civières et les coquilles expérimentales de planeur. Leur chaise moulée de contre-plaqué est appelée "la chaise du siècle" par la critique Esther McCoy.




Chaise Eames présentée sur le site internet de Marie-Claire Maison






Chez moi, une chaise en bois courbé qui était vendue par les établissements
"Bron" de Lyon, dans les années soixante...j'aime imaginer qu'elle est de la même inspiration que celle de Eames ! Je l'ai chinée à Lyon dans les années 80.